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Un pas dans la bonne direction

20 oct. 2008 Michael AugustineRead in English

Bonjour à tous,
 
D’abord, je tiens à m’excuser de m’être tant lamenté dans mon dernier billet. Vos mots et ceux de certains de mes proches m’ont fait comprendre que ma présente poussée est un des citrons que la vie me donne pour que j’en fasse de la limonade.  
 
Voici un exemple de ce que j’affirme :
 
Afin de m’aider à me remettre sur pied, je me suis dit dernièrement que j’avais besoin d’un peu de distraction pour me détendre et me soulager des contraintes que m’impose la vie. J’ai donc décidé de rendre visite à mes parents la fin de semaine de l’Action de grâces. J’ai grandi dans une petite ville, un petit patelin pour être exact. Malgré la notoriété de celui-ci, il demeure « petit » lorsqu’on y voit le peu d’accessibilité offerte aux personnes à mobilité réduite. C’est pourquoi je n’aime pas trop rendre visite à mes parents. Non pas que je ne les aime pas, bien au contraire! Je les aime de tout mon cœur. Mais leur maison n’étant pas adaptée à mes besoins, j’ai de la difficulté à y accéder et à me déplacer à l’intérieur. Qu’à cela ne tienne! J’allais serrer les dents et faire un effort. Ma douce moitié avait déjà rendez-vous avec sa famille dans un autre coin de la province, et comme je ne conduis pas, j’ai dû me résoudre à prendre un billet de train et à faire seul le voyage de quatre heures pour revenir à la maison.
 
J’aimerais préciser ici que j’adore prendre le train! Avant de devenir malade, je prenais le train au moins deux fois par mois durant mes études collégiales pour rendre visite à ma famille. Je trouve que cette façon de voyager est l’une des plus confortables et relaxantes qui existe, sans compter que c’est celle qui offre les paysages les plus magnifiques. Mais à un certain moment, il ne m’a plus été possible de voyager ainsi en raison des grandes difficultés à marcher que j’éprouvais. Les compagnies ferroviaires ont mis du temps à s’adapter à la clientèle en fauteuil roulant, et je me demandais si ce voyage allait être aussi plaisant que ceux dont j’avais gardé le souvenir.
 
Faire mes réservations en ligne s’est avéré toute une aventure. Il s’agissait de ma toute première expérience dans le genre et je me suis sérieusement embourbé, de sorte que j’ai été contraint d’utiliser la carte de crédit de mes parents, ayant par mégarde gelé la mienne après plusieurs vaines tentatives. Mon plan était de partir vendredi, avant la fin de semaine, et de revenir le mardi suivant afin de profiter le plus possible de mes petites « vacances ». Mes efforts ont finalement été récompensés, et quelle surprise j’ai eue en constatant que j’avais réussi, par je ne sais trop quel miracle, à obtenir une réduction pour avoir fait mes réservations à l’avance, épargnant ainsi plus de cent dollars. Impatient de renouer avec l’une de mes activités préférées, j’ai appelé à la gare le lendemain matin afin de confirmer mes réservations et de m’assurer que les arrangements nécessaires seraient pris pour m’accueillir.  
 
Je me suis levé à 5 h, le vendredi, pour ne pas arriver en retard à la gare, située dans la ville voisine. Lorsque je me suis présenté au comptoir aux petites heures du matin pour prendre mes billets, la préposée parut quelque peu désorientée. Elle m’informa alors que mes billets n’avaient pas été correctement réservés et qu’elle devait me faire passer en première classe. J’ai immédiatement paniqué. Je n’avais pas d’argent comptant sur moi, et ma carte de crédit était toujours gelée. Qu’allait-il arriver?
 
Je n’aurais pas dû m’inquiéter!
 
Il se trouve que tous les trains qui desservent le corridor sud n’ont qu’une seule place adaptée au fauteuil roulant. Et, par le plus grand des hasards, cette place est située en première classe! Comme c’est la seule qui est offerte, elle coûte le même prix qu’en classe régulière, mais TOUS les avantages sont quand même inclus : repas chaud, rafraîchissements, amuse-gueule, collations et siège en classe affaires, parfait pour quelqu’un qui a besoin de s’étendre les jambes durant les longs voyages.
 
Inutile de dire que tout ça mis ensemble, soit la facilité à monter à bord, le service à la clientèle hors pair, le confort ET le prix ont fait en sorte que ce voyage est sans contredit le plus merveilleux que j’ai fait.
 
La fin de semaine s’est poursuivie dans la même veine. Le séjour chez mes parents a été très agréable. J’ai aussi eu la chance de passer du temps avec la famille de ma sœur et ma toute petite nièce. Je n’avais pas vu tous ces gens depuis Noël. Et pour le souper de dimanche, c’est la famille élargie au grand complet qui était présente, ce qui m’a permis de reprendre contact avec des personnes que je n’avais pas rencontrées depuis des mois. J’ai également eu la chance de rendre visite à de vieux copains du collège qui, ironiquement, ont déménagé à seulement quelques minutes de chez mes parents il y a de cela quelques années. Mon expédition s’est terminée par un voyage de retour tout aussi confortable, un autre bon petit repas et l’occasion de retrouver un autre vieil ami du collège, qui m’a gentiment reconduit jusque chez moi à partir de la gare, m’évitant ainsi deux heures d’autobus, sans compter que je n’ai pas eu à hisser mes bagages à bord.
 
Et voilà où je veux en venir : si j’avais été en pleine forme, je n’aurais jamais voyagé en première classe!
 
La vie est parfois bien curieuse. Je n’essaie plus de comprendre autrement qu’avec du recul (ce qui marche à tout coup). Je suis toujours aussi étonné de voir comment Dieu, la chance, notre destin ou notre karma – ou toute autre force de l’univers – semble toujours nous guider là où il faut.
 
À tous ceux parmi vous qui ont lu mon dernier texte… le congé de l’Action de grâce vous a-t-il aussi apporté un peu d’espoir ou y a-t-il quelque chose d’autre qui vous a remonté le moral? Plutôt que d’utiliser le texte d’aujourd’hui comme une autre occasion de vous vider le cœur, je vous invite cette fois à partager avec moi ce qui vous a inspiré au cours de la dernière semaine et à me dire comment cela vous a peut-être aidé à traverser certains moments difficiles.
 
J’ai hâte de vous lire.
 
Irrévérencieusement,
 
Aug, qui cherche toujours des façons de nourrir l’espoir!
Affiché dans Vivre avec la SP | Permalien | À vous! : 0 Comments

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