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« Grosse fin de semaine, doublement plaisante » – Deuxième partie

18 août 2008 Michael AugustineRead in English

Salut les amis,
 
Je suis rentré tard de mon escapade d’humour, mais je me suis quand même réveillé à 5 heures le lendemain matin pour me rendre au parc d’exposition de Brampton, immédiatement au nord de Mississauga, où j’habite. Je suis arrivé à 6 h 30, en pleine forme, prêt à tout entreprendre. Ça a duré « un gros dix minutes ». Bien sûr, tout le monde était de bonne humeur. Il y avait de l’énergie et de l’optimisme dans l’air, mais je n’ai pas tardé à subir les effets de ma sortie de la veille sur mes réserves d’adrénaline.
 
Heureusement, comme le café bien chaud coulait à flots, je doute qu’on l’ait remarqué.
 
Pourtant, quand midi a sonné, j’étais déjà épuisé. Comme je l’ai peut-être déjà dit, ma tâche consiste à attendre les cyclistes à la ligne d’arrivée pour les accueillir d’une tape dans la main. J’adore le faire et, au fil du temps, on a fini par me reconnaître à ces événements, un peu comme une mascotte. J’ai donc toujours hâte de participer, chaque année. Cependant, malgré mon enthousiasme, le circuit de Brampton se révèle toujours, chaque année, un défi difficile à relever.
 
Pour ceux qui ne le savent pas, le circuit Brampton – Waterloo est le plus difficile au Canada. C’est une randonnée de 200 kilomètres qui passe par certains des chemins les plus abrupts et les plus accidentés du réseau routier de l’Ontario. En plus, il y a toujours un élément perturbateur, comme le soleil brûlant, un orage ou les fameux vents de face pour lesquels ce circuit est réputé. Curieusement, ce facteur de difficulté semble être un attrait de ce circuit, tant pour les débutants, qui ont le sentiment d’avoir à faire leurs preuves, que pour les passionnés de cyclisme.
 
Pour ces raisons, par rapport à ce qu’on observe dans le circuit London – Grand Bend, qui attire pourtant deux fois plus de participants, le délai entre l’arrivée du premier cycliste et du dernier essoufflé est prolongé de plusieurs heures. Pour moi, cela signifie plusieurs heures additionnelles à attendre dans mon fauteuil roulant, au soleil, à la pluie ou sous le vent, que les nobles guerriers de la fin de semaine soient tous passés près de moi. Cette fois-ci, il n’y avait que du soleil, mais pas une trace d’humidité dans l’air. C’est ainsi que, après seulement deux heures, samedi, j’étais aussi cuit qu’un vase d’argile dans un four de potier, et que j’ai passé le reste de l’après-midi à faire des pauses prolongées dans le salon climatisé des étudiants de l’Université de Waterloo.
 
J’étais très déçu, mais il y a pire : dans l’une des équipes, chacun des membres avait transporté, solidement fixé sur son dos, un ourson en peluche géant, et avait pédalé les 100 km du samedi ainsi chargé, malgré le soleil cuisant et la résistance aérodynamique additionnelle qui le ralentissait. Et tout ça dans le seul but de me les remettre directement à la ligne d’arrivée lorsque je les y accueillerais. J’étais TELLEMENT mal à l’aise…
 
Je n’étais même pas là!
 
J’ai senti que je les avais laissés tomber, mais ce qui importe vraiment, c’est la façon de voir les choses. Bien sûr, je pourrais considérer que je n’avais pas respecté ma part du « contrat » ou que je n’étais pas présent quand on a eu le plus besoin de moi. Par contre, je pourrais aussi facilement considérer que je fais à ce point partie des randonnées que les gens font des pieds et des mains pour me remercier de les inspirer, et qu’ils apprécient ce que je fais, quoi qu’il advienne. Ce changement de perspective fait toute la différence!
 
Dans tous les genres d’événements, qu’il s’agisse du Vélotour SP RONA, de la Marche de l'eSPoir, de la Campagne de l'œillet SP ou autre, il y a toujours un risque de déception, de désillusionnement, de croire qu’on n’a rien fait, ou si peu, et que nos gestes sont insignifiants si l’on prend du recul. On ne pourrait s’éloigner davantage de la réalité. La vérité est que chaque pas nous rapproche du remède, du moment où nous pourrons enfin stopper la SP. N’oublions jamais que personne n’est seul dans tout cela. Nous sommes tous ensemble à réaliser ce rêve, et chacun est aussi important que tous les autres.
 
Pensez-y : et si chaque Canadien donnait seulement 10 ¢ pour contribuer à la découverte du remède?
 
C’est peu, me direz-vous.
 
Pourtant, si l’on multiplie ces 10 cents par les 35 millions de personnes qui vivent dans notre magnifique pays, on aurait déjà 3,5 millions de dollars. Et ÇA, c’est quelque chose! Cette fin de semaine, le Vélotour SP RONA a permis d’amasser 430 000 $... ça en fait des dix sous! Ne doutez jamais du pouvoir que vous avez de changer les choses. Ne cessez jamais de croire que le rêve du remède de la SP est maintenant presque réalisé. Et ne vous empêchez jamais, même pour une seconde, de dire que vous avez contribué à la découverte de ce remède.
 
Nous avons tous un rôle à jouer dans l’aventure : ensemble, stoppons la SP!
 
Irrévérencieusement,
 
Aug, qui s’en va faire des gros câlins à ses nouveaux oursons en peluche.
Affiché dans Vélotour SP RONA | Permalien | À vous! : 0 Comments

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